vendredi 7 juillet 2017

Les courses de bateaux
En japonais, ça s'appelle kyôtei, mais afin de populariser la pratique auprès des étrangers, les organisateurs emploient à présent de préférence l'appellation boat race, et ce terme désigne des courses de bateaux à moteur.
Les bateaux dont il s'agit sont de petits - tout petits - hors-bords, un peu comme ceux qu'on voit aux 24 heures motonautiques de Rouen, mais encore plus petits. Ils évoluent dans un bassin ovale (l'eau vient de la baie de Tôkyô, juste à côté, il s'agit en fait d'un bras de mer artificiel), et doivent boucler trois tours le plus vite possible, ça ne dure jamais plus de deux minutes. Il y a six pilotes à chaque départ, et les courses s'enchainent, avec parfois quelques pauses le temps de nettoyer le bassin.



C'est d'abord très impressionnant à regarder, parce qu'avec la petite taille des embarcations, la sensation de vitesse est accentuée, mais au bout de quatre ou cinq courses, la répétition devient lassante, et on se demande comment les Rouennais font pour s'y intéresser pendant 24 heures de suite !

En fait, si ces courses sont aussi populaires, c'est qu'elles font l'objet de paris, exactement comme le tiercé en France. Plus que pour l'intérêt du spectacle, les gens viennent ici pour le frisson du jeu, dans l'espoir de repartir un peu moins pauvres qu'ils sont arrivés. On m'avait prévenu : ce sont surtout des hommes seuls, d'un certain âge, qui assistent aux courses. C'est vrai, même si j'ai vu quelques familles faire leur promenade du dimanche sur les gradins.
En résumé : ça vaut le coup d'être vu parce que c'est assez typique, mais n'étant pas un parieur, je ne crois pas que j'y retournerai. Et quand bien même je serais un parieur, quand on voit le tableau des résultats, on comprend qu'il faut être un peu initié pour s'y retrouver !

dimanche 18 juin 2017

La vallée de Todoroki
Il est vrai que Tôkyô est une ville sur-urbanisée, qui semble un terrain d'expérimentation pour les architectes. Les Japonais n'en restent cependant pas moins très attachés à la nature et réservent de nombreux parcs et jardins disséminés entre les gratte-ciels. Parmi ces espaces verts, il en est un tout à fait surprenant, la vallée de Todoroki.
Rien que le nom vous fait déjà partir en voyage. La vallée de Todoroki est pourtant située en plein Tôkyô, au sud-ouest de la ville, dans l'arrondissement de Setagaya. Et c'est bien ce qui étonne le plus : dès qu'on pénètre les lieux, on se croirait en train de faire une randonnée dans la grande banlieue rurale de la capitale. La "vallée" est aménagée sur environ un kilomètre en suivant le cours d'un petit ruisseau. Ce qui fait sa spécificité, c'est que le site forme un sillon creusé dans la ville, aussi profond qu'étroit, et que les parois de cette petite gorge sont couvertes de végétation plus ou moins sauvage. Dès qu'on descend l'escalier pour y accéder, on est aussitôt entouré de verdure, et complètement coupé des bruits et des turbulences de la ville. L'air y est moite et chargé de ce parfum d'humus qu'on ne sent habituellement que dans les serres.
L'écosystème y est tellement bien entretenu que la nature s'y épanouit de façon inouïe pour un site en pleine ville. Imaginez : j'ai même vu un serpent se balader, pépère. Et sans exagérer, il faisait au moins 1,50 m., voire 2 m. J'avais déjà vu un serpent aux abords d'un parc en plein Tôkyô, mais celui-ci ne devait pas dépasser les 50 cm. Là, dans la vallée de Todoroki, il était impressionnant, surtout si près des promeneurs, à la vue de tous. Et dans la rubrique "la vie des bêtes", j'ai également observé un petit crabe. Je ne savais même pas que ça existait, un crabe d'eau douce ! 
Au bout de la vallée, on trouve plusieurs petits temples charmants, qui concluent la promenade en beauté. On a vraiment l'impression de visiter un temple de montagne, cerné par la forêt.
Quand on se retrouve à Shibuya quelques minutes plus tard, on a un peu le sentiment d'avoir fait une grande excursion !

vendredi 9 juin 2017

Le karaoke
J'ai déjà eu, à plusieurs reprises, l'occasion de vous parler un peu du karaoke, mais il s'agit-là d'un loisir tellement important dans la culture japonaise qu'il mérite bien un article détaillé.
Quelques précisions pour savoir de quoi on parle. Le karaoke (du japonais kara, "vide", et oke, version abrégée de "orchestra" : l'orchestre vide, la musique sans chanteur quoi...) consiste à chanter dans un micro sur un accompagnement musical en s'aidant des paroles qui s'affichent de façon synchrone sur un écran. Dire qu'à Tôkyô on trouve des karaokes à chaque coin de rue est un euphémisme : il y en a des centaines, la chaine la plus connue étant sans doute Karaokekan, qu'on pourrait traduire par "la karaoke-thèque", comme on va à la bibliothèque. Parfois, à un même carrefour, on peut compter jusqu'à quatre ou cinq karaokes, dont plusieurs appartiennent à la même chaine (quand vous envoyez un SMS aux copains : "On est au Karaokekan de Roppongi", vous avez intérêt à donner des précisions pour que vos potes vous retrouvent !).
En France aussi, bien sûr, on trouve des karaokes, mais l'ambiance y est totalement différente de ce qu'on peut vivre au Japon. La plupart du temps, il s'agit de scènes ouvertes dans des bars ou des restaurants de campings (bon, je caricature un tantinet...). On chante devant un parterre d'inconnus, un peu comme pour un concert. Il faut être sacrément sûr de soi pour aller se donner en spectacle dans de telles conditions. Inutile de tenter le coup si vous n'assurez pas un minimum.
Au Japon, rien à voir. Le karaoke se déroule dans une pièce fermée où on se retrouve entre amis, et rien qu'entre amis. On loue le karaoke à l'heure. On peut y boire et y grignoter, comme dans un bar, certaines formules proposent du "à volonté", mais c'est cher. Si l'on est peu nombreux, une petite salle suffit, mais quand on est une dizaine, voire plus, on a droit à un salon de plus ample dimension.
Dans la salle, il y a toujours au moins un écran, deux micros (pour faire des duos !), et bien entendu des canapés pour s'assoir. On peut parfois aussi trouver des maracas ou des tambourins, si les ambiances mariachi ou hippie vous tentent, ou un micro supplémentaire fixé sur un pied. Certains karaokes vous prêtent des déguisements sur simple demande : les Japonais adorent se déguiser. Le centre névralgique du karaoke, c'est la tablette. On affiche les chansons par interprète ou par titre, voire en faisant une recherche avec le début des paroles. Il y a des milliers de morceaux en stock. Quand on a trouvé son bonheur, on valide, et la chanson choisie va rejoindre la playlist. On attend ensuite que sa sélection arrive (en général dans l'ordre des validations, mais on peut tout modifier, ou annuler un morceau, etc.), et hop, on attrape le micro, à son tour de jouer ! La tablette tourne, il faut s'arranger pour que tous ceux qui ont envie de chanter puissent le faire. Et puis rien ne vous empêche d'accompagner un ami, même si ce n'est pas vous qui avez choisi sa chanson. Tout le monde est là pour chanter, on est tous ensemble, c'est un loisir, pas un spectacle. C'est un peu comme aller danser en boite, sauf que là c'est aller chanter. D'ailleurs, dès qu'un morceau commence, les spots se mettent en marche, ambiance discothèque, c'est la fête !
Concernant le style, il y a vraiment de tout : des tubes de pop japonaise, du rock, mais aussi des tas de chansons anciennes, l'équivalent de nos Frehel ou Edith Piaf. En chansons internationales, on trouve aussi un large choix : de David Bowie à Led Zeppelin en passant par les Pogues, les Beatles ou Radiohead. Le choix de chansons françaises est plus restreint et très dépendant de ce que la machine a en stock. Les morceaux qu'on trouve le plus facilement sont Comme d'habitude, Le temps des cerises, Aux Champs-Elysées ou Les parapluies de Cherbourg. Il y a bien entendu des morceaux comme Happy Birthday To You, qu'on entonne tous en chœur, pas besoin de micro (oui, vous avez compris : c'est dans un karaoke que j'ai fêté mon anniversaire). Il y a même une sélection d'hymnes nationaux, et c'est ainsi que le soir des élections présidentielles (le résultat n'était pas encore publié chez nous), après un barbecue bien arrosé, on s'est tous levés pour entonner La marseillaise...
Je ne sais pas comment ça se passe dans d'autres cercles, mais avec mon groupe d'amis, quand quelqu'un lance un : "Ça vous dit un karaoke ?", il arrive parfois que quelqu'un que personne ne connait, mais qui se trouvait au 80's Café - le fief de ma bande - à ce moment-là se joigne à nous. On ne refuse personne, et on embarque tout le monde !
Pas besoin de chanter juste, même pas besoin d'être très doué pour suivre les paroles, il suffit juste de s'amuser. Il faut choisir : se prendre au sérieux ou aller au karaoke ! Personne ne juge personne, tout le monde s'applaudit, l'atmosphère est toujours bon enfant. Quand quelqu'un s'époumone en braillant dans le micro, on ne rit pas de lui, on rit avec lui. Certains d'entre nous ont une très belle voix et soulèvent immanquablement de "Oooohh !" d'admiration.
Chacun a souvent ses morceaux de prédilection. Par exemple, pour Anthony, c'est la version japonaise de la chanson de La reine des neiges ou les chansons d'AKB48, pour Wada-san, c'est Konayuki, pour Romain, c'est Let It Be, etc. Pour moi, ce serait Tsubasa wo kudasai ou Comme d'habitude. Même si le principe est facile (il suffit de suivre les paroles qui défilent sur l'écran), il vaut quand même mieux bien connaitre le morceau auquel on s'attaque, surtout si, comme c'est mon cas, on a encore du mal à lire le japonais !...
Avec mes amis, on va au karaoke au moins une fois par mois, c'est toujours un moment de grand bonheur. Alors voilà, après vous avoir présenté les grands principes, il ne me reste plus qu'à vous montrer ce que ça donne en vidéo. Oreilles sensibles s'abstenir.
Sur cette dernière "performance", vous pouvez entendre la voix de Makiko qui filme en disant un truc qu'on pourrait traduire par : "Et dire qu'il est professeur !..." Il faut avouer que cette chanson pleine de poésie - mise en valeur par une interprétation d'une infinie délicatesse - s'intitule Onara taisô, c'est-à-dire dans la langue de Molière "Exercices pour péter". C'est un morceau tiré d'un célèbre feuilleton, Nodame Cantabile, et vous pourrez voir la version originale ici.
Je vous avais prévenu : se prendre au sérieux ou aller au karaoke !

vendredi 26 mai 2017

Matsuri à Asakusa
Asakusa est un quartier que j'adore parce qu'il est resté très traditionnel. Si vous avez une vision stéréotypée du Japon, c'est dans les rues d'Asakusa que vos images prendront corps. C'est un endroit très touristique mais pas dans le sens péjoratif, "fait pour les touristes" ; c'est son "authenticité" qui attire les touristes (je n'aime pas beaucoup ce mot ! Comme si Akihabara ou Shinjuku étaient moins authentiques !). D'ailleurs, les Japonais ne s'y trompent pas et ils restent majoritaires dans la foule qui fréquente les arcades et les boutiques d'Asakusa. On vient ici pour acheter des souvenirs, pour se recueillir au temple Senso-ji, immense et magnifique (on dit que c'est le plus ancien de Tôkyô), on vient pour se restaurer, se promener en famille, entre amis, en couple... Je crois que venir à Asakusa, c'est avant tout se ressourcer.
 

Alors pour mon premier matsuri de l'année (si on exclut celui de la nuit de la Saint-Sylvestre), Asakusa était le lieu idéal, surtout en ce dimanche digne d'une journée d'été. Les matsuris, vous vous souvenez, ce sont ces fêtes traditionnelles, souvent liées à une célébration religieuse (vous pouvez relire l'article de l'année dernière ici). Le matsuri d'Asakusa s'appelle le Sanja Matsuri et est réputé pour être un des plus importants de Tôkyô en nombre de visiteurs.

Pour vous situer l'ambiance, tout d'abord, qui dit matsuri dit wafuku, c'est-à-dire vêtement traditionnel. Les vêtements traditionnels japonais ne se limitent pas au kimono, même si c'est en général le nom que les Occidentaux utilisent pour toutes les tenues japonaises. Un dimanche de fête comme ça, c'est l'occasion typique pour se faire beau, et les gens rechignent très rarement à se laisser prendre en photo, il suffit de demander avec un grand sourire pour que les Japonais prennent la pause en vous rendant votre sourire au centuple. Moi, je n'en finis pas de m'émerveiller en admirant ces tenues, elles sont toutes plus belles les unes que les autres, je ne m'en lasse pas.
Ensuite, qui dit matsuri dit yatai, c'est-à-dire stand, ou échoppe. Dans ces petites baraques, on peut acheter, non seulement à boire et à manger, mais aussi des jouets, des éventails, etc. C'est un régal, et le plus dur pour moi est de choisir, parce que j'ai toujours envie de tout manger. Ce jour-là, j'ai jeté mon dévolu sur ces délicieuses brochettes au crabe. Et étant donné la chaleur, je me suis gavé de Ramune (une sorte de limonade) et de kakigôri, c'est-à-dire de la glace pilée avec du sirop.
Enfin, qui dit matsuri dit mikoshi, c'est-à-dire autel portatif. Ces mikoshis sont transportés à travers tout le quartier afin d'attirer les bonnes grâces des dieux. Pour s'encourager (un mikoshi peut peser jusqu'à une tonne), les porteurs scandent des "wasshoi ! wasshoi !", et même si tout le monde transpire à grosse gouttes, chacun des participants a le sourire aux lèvres. L'ambiance qui se dégage de ces processions est fantastique, pleine d'une énergie positive qui se transmet à tous les spectateurs. Je rêverais de participer au transport d'un mikoshi, un jour, pour voir... Mais il ne s'agit pas de s'inscrire, il faut être invité par une connaissance, c'est un privilège réservé aux initiés.
C'est incroyable, tous les mikoshis qu'il y a au Sanja Matsuri. Quand on se promène dans le quartier, on en croise à chaque coin de rue.




La plupart du temps, les mikoshis sont portés par des hommes, même si on voit de plus en plus de groupes de porteurs mixtes ou entièrement féminins. Par contre, je n'avais jamais vu autant d'enfants participer à un matsuri. Non seulement ils jouent de la musique, mais j'ai même vu un petit mikoshi spécial transporté exclusivement par des enfants.


Et pour les plus jeunes, un mikoshi miniature fait l'affaire ! Ils étaient trop mignons ces deux-là, en train de manger leur kakigôri !







Dans le cadre de ce matsuri, j'ai aussi regardé quelques minutes d'un extrait d'une pièce de kabuki (théâtre traditionnel), mais je crois que pour se plonger vraiment dans le spectacle, il faut suivre le déroulé complet. Je pense qu'on ne peut pas vraiment apprécier le kabuki en en voyant comme ça, en passant, en plein air, entre deux brochettes.

Pour finir, voici une photo d'une autre tenue traditionnelle qui a de quoi surprendre. Non non, il a pas perdu son pantalon, le monsieur ! Il porte un fundoshi, un pagne traditionnel pour homme, et ici, ça ne fait rire que les Occidentaux.

mardi 9 mai 2017

Shibamata
Il faut vraiment habiter au Japon pour avoir l'idée d'aller visiter Shibamata. C'est une toute petite ville, elle ne figure dans aucun guide touristique, et il est nécessaire d'emprunter un petit tortillard pour s'y rendre, pas le genre de grandes lignes auxquelles on est habitué quand on voyage à travers le pays. Ce n'est pourtant pas si loin de Tôkyô, une trentaine de minutes peut-être, et ça vaut vraiment le coup. Dès qu'on descend du train, la joyeuse foule qui grouille est la preuve que s'il est inconnu des touristes, cet endroit est réputé auprès des Japonais. Cette célébrité, Shibamata la doit en partie à une série de films produits depuis la fin des années 60 jusqu'au milieu des années 90, C'est dur d'être un homme, dont l'action principale se déroule dans la bourgade. Une statue du héros, Tora-san, trône d'ailleurs sur la place à la sortie de la gare. Mais le décor des déboires amoureux de Tora-san n'est pas le seul centre d'intérêt de Shibamata, loin de là.
La petite rue piétonne a su, à l'instar de Yanesen (voir l'article correspondant) conserver son atmosphère à l'ancienne. Les charmantes petites échoppes proposent des tas de gourmandises traditionnelles, salée ou sucrées, on trouve aussi des boutiques de confiseries au parfum d'autrefois, les façades des maisons en bois nous plongent dans le passé, il ne manque que le bruit des socques battant le pavé pour parfaire l'atmosphère d'antan. Dépaysement assuré.
Au bout de cette petite rue se trouve un joli petit temple, le Taishakuten. Un très joli temple, en fait. Ses façades sont totalement ornées de sculptures sur bois. Une multitude de panneaux racontant la vie du bouddha recouvre tout le bâtiment. C'est délicat et minutieux, on pourrait passer des heures à contempler chaque détail, à étudier la représentation de telle ou telle scène, c'est magnifique.

























Tout proche de là se situe un jardin japonais. Un petit jardin tout ce qu'il y a de plus classique. Sauf que là encore, c'est super beau, et ça fait un bien fou de se promener autour du petit étang, en empruntant la passerelle couverte. Hors de l'espace, hors du temps, de quoi combler mon besoin de verdure, connexion avec soi-même...
Une simple petite visite, un jour de vacances, mais tellement, tellement agréable.

lundi 1 mai 2017

Arts
Moi qui vante depuis longtemps les qualités de Paris pour ce qui est de sa richesse culturelle, moi qui me suis émerveillé tant de fois au Louvre ou à Orsay, moi qui ai visité tant et tant d'expos, grandes ou confidentielles, j'aurais été bien frustré si la vie artistique de Tôkyô n'avait pas été à la hauteur de mes besoins d'images, d'imaginaires. Mais c'est loin, très loin d'être le cas. Il me reste encore beaucoup d'endroits à visiter, mais je suis déjà comblé.
Je ne vais pas vous faire un listing de tous les musées à voir absolument ou des expos immanquables - vous trouverez ça dans tous les guides touristiques - mais voici quelques impressions parfaitement subjectives de ce que la capitale nippone peut proposer, à titre d'exemple.
En matière d'art, le quartier où je me rends le plus fréquemment, c'est Roppongi. C'est souvent sous une araignée géante qu'on se donne rendez-vous : il s'agit d'un des douze exemplaires de Maman, une oeuvre de la Française Louise Bourgeois. Un hommage à sa mère, parait-il...
On compte à Roppongi au moins trois musées importants. Je n'ai pas vu que des chefs-d'oeuvre au Mori Art Museum, mais l'expo sur le thème Art et univers était vraiment bien faite. Je garde en particulier un souvenir ému de la projection complète (quatre murs, sol et plafond), dans une grande salle, qui vous plonge totalement dans une tornade lumineuse et enivrante, un véritable moment de grâce.
J'ai vu aussi une expo très originale sur la représentation du musée du Louvre (oui oui, le vrai, celui de Paris !) à travers quelques exemples de bandes dessinées.
Non loin de là se trouve le musée qui pour l'instant reste mon préféré, le National Art Center. Toutes les expositions que j'y ai vues étaient absolument fabuleuses.




La rétrospective Dali était incroyable, très complète, et permettait de retracer son parcours de façon précise et passionnante.


L'expo sur Mucha était surprenante parce qu'en plus des oeuvres produites par Mucha en tant qu'illustrateur, que tout le monde connait notamment à travers les affiches de Sarah Bernhardt, on pouvait admirer des toiles géantes époustouflantes.
Mais l'expo qui m'a le plus marqué dans ce musée, c'est sans conteste celle consacrée à Yayoi Kusama. Là encore, une quantité d'oeuvres à donner le tournis, qui offrait un panorama très large sur le travail de l'artiste.







J'ai aussi eu l'occasion de visiter le musée Ghibli, dont l'objectif est de présenter l'ensemble du travail produit par les studios Ghibli (célèbres dans le monde entier notamment grâce aux oeuvres de Hayao Miyazaki, Le voyage de Chihiro, Princesse Mononoke, etc.). On commence par expliquer ce qu'est, précisément, un dessin animé, puis on passe en revue tous les postes de la chaine de création. C'est très clair, accessible à tous, c'est beau et c'est intéressant. Super visite. Seul hic : il faut réserver son billet un mois à l'avance !
Tout ça pour dire que malgré mon attachement à Paris en tant que ville des arts, le Louvre et Orsay ne me manquent pas.