samedi 16 septembre 2017

Un été à Tôkyô (2)
Qu'est-ce qu'on peut bien faire l'été à Tôkyô ? Plein de choses ! Voici encore quelques exemples.
Moi, j'ai besoin de nature, et la périphérie de la capitale offre, ça tombe bien, un abondant choix d'excursions. C'est d'ailleurs toujours étrange de quitter les buildings et les néons pour se retrouver en moins d'une heure en pleine verdure à gravir une petite montagne. Je vous ai déjà raconté ma sortie au mont Nokogiri, magique... Cet été, j'ai également fait l'ascension du mont Takao. Cette sortie est un grand classique des balades du weekend, et histoire de changer un peu et de ne pas y aller tout seul ou avec mes copains habituels, je m'étais inscrit pour participer à la randonnée en groupe. Mon fidèle Romain était là, tout de même ! "Ascension", c'est un bien grand mot, il s'agit plutôt d'une promenade. Certes, ça monte, mais le chemin est pavé du début à la fin, on n'a pas franchement l'impression d'être en pleine nature. Il parait que des singes sauvages peuplent la forêt, mais parmi tous les gens que j'ai interrogés et qui avaient déjà fait cette excursion, personne n'a jamais vu de singe ni même entendu le moindre cri... Pareil pour les écureuils volants. En redescendant, on a emprunté une voie moins connue, et là tout de suite, on se sent quand même un peu plus à l'écart des nuées de promeneurs, ça fait du bien. C'est toujours agréable de prendre l'air en marchant, mais tant qu'à faire, si un jour j'y retourne, c'est clair que je ne suivrai pas le sentier principal, j'essaierai d'autres chemins.
Une de mes premières excursions, quand je suis venu au Japon en tant que résident, c'était Kamakura, vous vous en souvenez peut-être (sinon, cliquez ici et là). Cette ville est un véritable havre de paix, j'en avais gardé un souvenir empli d'émotions, alors j'y suis retourné cet été. Mais cette fois-ci, je n'ai pas voulu faire le grand circuit traditionnel des temples et sanctuaires les plus célèbres, j'ai plutôt opté pour les endroits plus discrets, à l'écart des flux de touristes (dont je fais, malgré tout, partie !). C'est ainsi que dans un temple retiré, j'ai découvert une tradition dont je n'avais jamais entendu parler, et dont j'ignore toujours le nom, appelons-ça le cassage de rondelle ! Il s'agit de petites rondelles en argile qu'on doit lancer sur un rocher en faisant un vœux. Si la rondelle se casse, les dieux vous seront favorables. Pour moi, ça a marché (mais je ne vous dirai pas mon vœux !).
J'ai aussi visité des tombes abritées en sous-bois (ne me demandez pas le nom du shogun ou je ne sais quoi enterré ici), pas particulièrement belles ou impressionnantes, mais qui sont intéressantes, justement, pour leur simplicité, car elles révèlent un Japon certes historique mais plus ordinaire, plus proche d'un certain quotidien d'autrefois. 

Je n'ai pas cherché non plus à éviter à tout prix les monuments qui font la gloire de Kamakura, et je suis retourné voir le Bouddha assis, toujours aussi magistral ! Cette fois-ci, je suis rentré à l'intérieur, c'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de visiter l'intérieur d'une statue ! Et en plein cagnard, je peux vous dire qu'il ne fait pas froid, dans une statue en bronze... On ne peut même pas poser sa main sur la paroi exposée vers le Soleil.
Kamakura est toujours aussi charmante, un grand bol d'air, une respiration, le plein d'oxygène. Et puis c'était bien de découvrir la ville à une autre saison que la première fois, le lac était couvert de fleurs de lotus, magnifiques...
Dans le genre "déjà fait mais pas pareil", je suis également retourné à la Tokyo Tower, mais de nuit, cette fois. La capitale vue d'en bas, c'est déjà impressionnant, vue d'en haut, c'est époustouflant, vue d'en haut de nuit, c'est surréaliste. C'est comme regarder une maquette très bien faite, mais avec des gens vivants dedans.
Voilà, en résumé, le genre de choses qu'on peut faire l'été à Tôkyô. Je ne vous ai pas listé la totalité de mes sorties, ce n'était pas mon propos, mais j'espère vous avoir fait partager, tel que je le ressens, le pouls de la ville, son parfum suave, son gout secret de fraise noire quand on l'embrasse sur les lèvres... Mon amour, Tôkyô.

jeudi 7 septembre 2017

Un été à Tôkyô (1)
Les vacances sont finies, et afin d'économiser mes sous, je ne me suis pas éloigné de la région. Que peut-on bien faire de son temps, l'été à Tôkyô, quand la chaleur vous terrasse et que la saison des pluies s'avère particulièrement féconde ? Des tas de choses ! Tellement de choses que je vais vous raconter ça en deux fois. Première partie, donc.
D'abord, avec un rythme de travail comme celui qu'on a quand on bosse dans une entreprise japonaise, la priorité des vacances est de se reposer ! J'ai réappris à dormir au-delà de 6 heures du matin (j'ai tellement l'habitude de me lever tôt que 6h, pour moi, c'est déjà un peu la grasse mat'). Et j'ai fait des siestes... parfois, jusqu'à trois dans une même journée ! Mon corps avait besoin de refaire le plein d'énergie, et j'ai essayé de prendre soin de moi en faisant du sport, jogging, piscine, et toujours kendô.
J'ai aussi essayé de prendre soin de moi intellectuellement en visitant des musées, et je peux vous dire que ça fait du bien de pouvoir déambuler en prenant son temps. Parmi mes visites marquantes, il y a eu le Yûshûkan, le musée de la guerre. Pour moi qui aime bien réfléchir aux questions de la subjectivité, de l'influence de la culture sur la notion de vérité, du relativisme de la perception, etc., ce musée est l'endroit rêvé. D'abord, il est situé dans l'enceinte du sanctuaire Yasukuni, qui fait régulièrement polémique car y est honorée la mémoire de certaines personnes considérées comme des héros au Japon, et comme des criminels de guerre dans d'autres pays, notamment en Chine. Ça, c'est juste pour vous situer le contexte, pour vous mettre dans l'ambiance. Le musée en soi est dans cette veine : c'est le point de vue du Japon qui est présenté, et rien d'autre, et on se demande d'abord si on nage en pleine mauvaise foi partisane, avant d'en venir à se questionner soi-même sur sa propre perception de l'Histoire, c'est-à-dire sur ce qui constitue en partie notre identité culturelle. Après tout, en quoi la version des Occidentaux serait-elle moins construite que celle des Japonais ? Evidemment, il faut beaucoup prendre sur soi pour accepter de se défaire de ses préjugés et entendre un discours qui va totalement à l'encontre de nos certitudes. Pour donner un exemple précis : je ne sais pas par quelle chance, dans l'immensité de ce musée, je suis tombé sur un minuscule écriteau évoquant le massacre de Nankin, probablement la seule référence à cet évènement dans tout le Yûshûkan. Il y est inscrit, en gros, que l'armée japonaise a su gérer avec clairvoyance et détermination une situation compliquée par le fait que de nombreux militaires chinois s'était infiltrés parmi la population, déguisés en civils. Ce ne sont donc pas des civils qui ont été massacrés, mais le fourbe ennemi. Chez nous, on appelle ça du révisionnisme. Maintenant, essayez de considérer qu'en chaque civil - en particulier dans un pays occupé - se cache un patriote déterminé à défendre sa liberté, et vous comprendrez mieux, en effet, la menace que peut représenter la population envers la force occupante. En décalant ainsi votre perspective, votre point de vue aura déjà commencé à glisser un peu, il vous faudra cependant fournir encore beaucoup d'efforts pour être totalement à l'écoute du discours de celui que vous êtes habitué à considérer comme le coupable, le monstre, mais de toute façon, vous n'êtes pas obligé d'aller jusque là. Une simple dose de relativisme dans vos certitudes, c'est déjà très enrichissant. C'est un sujet très complexe à appréhender, mais le Yûshûkan offre matière à réflexion.
Dans les autres expos que j'ai visitées, en vrac, il y avait aussi une rétrospective sur l'art contemporain en Asie du Sud, et une expo sur les poissons des grandes profondeurs, et là, la notion de monstre est certainement bien moins subjective ! Elles ont vraiment des sales têtes, ces bestioles ! De telles créatures, on n'en voit en général que dans les films de science-fiction. On peut voir en particulier la reproduction grandeur nature d'un calmar géant, qui fait immanquablement penser à la fameuse attaque du Nautilus chez Jules Verne.
Dans la série "animaux marins", mais plus proches de nous, j'ai aussi visité un aquarium, le Japon en regorge. Il s'agissait de l'aquarium Sunshine, à Ikebukuro, qui a la particularité d'être situé en haut d'un building, et la partie extérieure offre un paysage assez inhabituel, avec des bassins transparents laissant apparaitre les tours de la capitale, contraste saisissant entre la nature animale et les constructions humaines. La partie intérieure est plus classique mais tout aussi charmante, du moment qu'on tolère de voir des animaux enfermés pour que les p'tits nenfants apprennent qu'à l'état sauvage, les poissons ne sont pas carrés et panés. Ou sous forme de sushis, en l'occurrence. N'empêche, une visite à l'aquarium en plein été, ça rafraichit.
Pour se rafraichir, on peut aussi visiter une obakeyashiki, ces maisons hantées typiquement japonaises (je vous en avais déjà parlé l'année dernière, cliquez ici). On a beau être des grands garçons et des grandes filles, et savoir que tout ça, c'est pour rire, certaines de ces attractions sont vraiment terrifiantes, et personne, je dis bien personne, n'en mène large, ni à l'entrée, ni à la sortie. C'est tellement flippant qu'on se demande pourquoi on s'inflige ce genre de stress !
L'été, il y a aussi plein d'évènements particuliers, comme par exemple ce festival sur la culture d'Okinawa, où on s'en met plein la panse en écoutant de la musique okinawienne. Trop cool.

Il y a aussi ce festival de cinéma en plein air où j'ai emmené mes amis voir un film français, French Cancan de Jean Renoir, avec Jean Gabin dans le rôle principal, et Philippe Clay, génial, 100% pure culture française ! Moi qui ne suis pas un fan de Jean Renoir, j'ai bien apprécié de me plonger dans un spectacle où pour une fois, je maitrisais les codes. Et quelle émotion que de savourer dans son contexte la version originale de La complainte de la butte... Mes copains japonais, francophiles pour la plupart, eux aussi ont aimé, pour eux c'était... exotique !
L'été, c'est également la saison des matsuris et des feux d'artifice. Alors qu'à Nagareyama, il ne se passe jamais rien, cette année, j'ai vu un matsuri défiler juste en bas de chez moi, mais vraiment juste en bas, on ne peut pas imaginer plus pile poil juste en bas de chez moi, même que c'est là qu'ils ont choisi de faire une pause.
Du coup, je suis descendu faire quelques photos, et j'ai croisé le directeur de mon bureau de poste qui participait au transport du mikoshi, l'autel portatif ! Il y avait aussi un mikoshi pour les enfants, et là pim poum, je suis tombé sur un de mes élèves ! Moi qui ne connais personne à Nagareyama... Bon, sa mère m'a demandé comment ça se faisait que j'avais mis C à son fils en français (sur A-B-C), c'était délicat, mais je m'en suis bien sorti : "Naaan, mais c'est pas important les notes, ce qui compte c'est qu'il participe et qu'il s'amuse bien !" (il participe pas du tout et il s'amuse pas du tout).

Je suis allé voir les lanternes flottant sur la Sumida, un agréable petit moment de poésie et de douceur.
J'ai assisté au feu d'artifice de Kita-Senju (un quartier au nord de Tôkyô), et c'est seulement en arrivant à la gare que j'ai compris à quel point ce rendez-vous était populaire. Une foule hallucinante s'étendait depuis la sortie de la gare jusqu'aux abords de la rivière ! Certes, le feu d'artifice était très beau, avec notamment des fusées qui explosaient en faisant des dessins dans le ciel, mais le plaisir que procure ce genre de spectacle vient aussi du fait de participer à ce moment de liesse populaire, où les femmes portent des yukata (kimono d'été) dont la beauté ne finit pas de me ravir, et où les hommes, même ivres morts, ne sont pas agressifs (je sais, vu de la France, ça doit paraitre à peine croyable).
Par contre, le grand feu d'artifice de la Sumida, on l'a raté. On était une dizaine de potes, tous en tenue traditionnelle (yukata pour les hommes ou les femmes, et jinbei pour les hommes), et on s'est pointés assez tôt sur le site, mais comme il pleuvait des cordes, les quelques endroits à peu près abrités pour assister au spectacle étaient bondés, impossible de trouver une place pour se poser tranquillement. Alors Wada-san a proposé d'ouvrir le 80's Café rien que pour nous, c'est l'avantage d'avoir un copain gérant de bar ! On s'est donc fait une soirée privée au 80's, et le grand feu d'artifice de la Sumida, on y a assisté en direct à la télé en dégustant des pizzas, bien au sec ! Et puis après, Wada-san a sorti un petit ampli, on s'est branché sur YouTube, et on s'est improvisé un karaoké rien qu'à nous. Le pied.
Voilà pour aujourd'hui. Je vous raconterai bientôt la suite de tout ce qu'on peut faire l'été à Tôkyô.

jeudi 24 août 2017

Le mont Nokogiri
Le mont Nokogiri, qu'on appelle en japonais Nokogiri-yama (littéralement, la montagne de la Scie), est une petite montagne située dans la préfecture de Chiba, à l'est de Tôkyô. En train, il faut compter environ 2h30 de trajet, car même si le village qui sert de point de départ à la randonnée n'est pas si éloigné que ça de la capitale, il faut contourner toute la baie de Tôkyô, c'est long. Si un jour j'y retourne, j'essaierai de voir si ce n'est pas plus simple de traverser la baie en ferry.
Je ne comprends pas pourquoi cette excursion n'est pas davantage populaire auprès des Japonais, nombreux sont ceux qui n'ont même jamais entendu parler du mont Nokogiri. C'est pourtant une des plus belles sorties qui m'ait été donnée de faire aux environs de Tôkyô. Alors que certains Japonais sont encore en vacances, Romain et moi n'avons croisé absolument personne sur le chemin qui monte au sommet ! Si, une seule personne : une jeune et sympathique Singapourienne, et du coup, nous avons passé la journée tous les trois. Bon, ça ne veut pas dire pour autant qu'aucun Japonais ne se rend au mont Nokogiri, mais ceux qui y viennent préfèrent en général faire l'ascension en téléphérique. C'est dommage, ils ne savent pas de quoi ils se privent.
Certes, la montée n'est pas de tout repos. Ça grimpe raide et ça glisse pas mal. En plus, en pleine saison des pluies, l'air est très lourd, chaud et humide, on a le sentiment de respirer à pleins poumons dans un nuage de vapeur moite, et on se retrouve tout dégoulinant de sueur en cinq minutes. Mais ce grand bol de verdure nettoie la peau autant qu'une séance de sauna, et l'esprit autant qu'une séance de méditation. Du détox à l'état pur !
La première chose qui m'a marqué, c'est l'environnement sonore. Dès qu'on plonge en sous-bois, au pied du mont, on est enveloppé par les bruits des cigales, qui se mêlent aux coassements des grenouilles (nous en avons vu quelques-unes) et aux chants des oiseaux. Ah, je ne sais pas comment s'appelle cet oiseau au chant si exotique qu'on entend souvent en forêt, quelle merveille que de l'écouter !
Dans le genre animal mais moins sympa, on a croisé aussi un serpent, qui a traversé le sentier à quelques mètres devant nous. J'ai appris plus tard qu'il s'agissait probablement d'une vipère. Vraiment, j'aime pas ces bestioles. On en a vu un autre en retournant au village, mais sur la route celui-là, version crêpe Suzette, je préfère.
Au bout d'une heure ou deux, on est presque au sommet, et on arrive à la première étape marquante, une statue de la déesse Hyakushaku-Kannon, haute d'une trentaine de mètres, sculptée dans la roche. Et là, difficile de retenir un "Wouah !" à l'apparition de cette splendeur. Aucune de mes photos ne pourra vous retranscrire la magie du site, aucun de mes mots ne pourra vous décrire l'émotion que provoque la vue de cette statue. On se croirait dans un décor de cinéma, on se prend pour un aventurier en train de découvrir les traces d'une civilisation disparue, on se retrouve au cœur de nos lectures enfantines et adolescentes, Bob Morane n'est pas loin... Pourtant, cette sculpture n'est pas si ancienne, quelques décennies seulement, mais la force qui s'en dégage semble, elle, millénaire. C'est un peu comme si la montagne avait trouvé figure, comme si la noblesse de la nature s'était personnifiée.
Peu de temps après, on arrive au sommet (380 mètres), et de là on peut, littéralement, jeter "un coup d’œil vers l'enfer" - Jikoku-nozoki - c'est le nom du promontoire naturel qui domine le paysage. Très impressionnant.
Tout ce versant de la montagne est traversé de dizaines de chemins aménagés, c'est un véritable dédale qui sillonne la forêt. Sur les bords de ces chemins sont disposées des centaines de statuettes bouddhiques (1 500 statuettes, parait-il), fabriquées à la fin du 18ème siècle. C'est tout le mont Nokogiri qui apparait donc comme un site sacré, un endroit consacré à la méditation. Et c'est vrai qu'à force de croiser ces nombreux et étranges personnages qui vous toisent impassiblement, un sentiment quelque peu mystique finit par vous envahir. La montagne entière semble être un temple à ciel ouvert, un domaine des dieux où les visiteurs sont appelés à l'humilité.














Empreints de ce troublant recueillement, on poursuit sa route et on arrive au bouddha assis, et une fois de plus, époustouflé, on pousse un "Wouah !" d'admiration. Il s'agit du plus grand bouddha assis du Japon, d'une hauteur, lui aussi, d'une trentaine de mètres. Cette immense statue est taillée dans le flanc de la montagne, si bien qu'on ne sait plus si c'est le bouddha qui émerge de la Terre ou la Terre qui émerge du bouddha. C'est profondément émouvant.
Pénétré de grâce et de spiritualité, on prend doucement le chemin qui descend de l'autre côté de la montagne. Le village d'arrivée exhale des senteurs sucrées qui pour un peu vous feraient abandonner la trépidation urbaine pour vous nourrir exclusivement de verdure et d'air pur. On se pose sur la plage. Le crépitement des animaux des sous-bois a fait place au doux clapotement des flots qui ondulent sur le sable. Romain pique une tête (j'ai oublié mon maillot !), le Soleil descend, il fait encore chaud, on aurait presque envie de chuchoter. Une incroyable sensation de paix baigne l'atmosphère. Oui, la paix.
Puis il est temps de reprendre le train. Une magnifique journée...

jeudi 17 août 2017

Éternel franponais...
Pour ceux qui ne connaissent pas le franponais, vous pouvez consulter les articles précédents ici, là, ou encore ici...
Le franponais est partout. Je ne prends pas de photo à chaque fois que je tombe sur un spécimen, mais je peux vous dire que j'ai encore de quoi alimenter quelques articles sur le sujet.
Tout d'abord, on trouve souvent du franponais en relation avec tout ce qui se mange, ça vous le savez. Il est donc normal qu'on donne des noms franponais à des boutiques où on vend des denrées alimentaires, que ce soit un bistrot, une boulangerie (où on vend le fameux "french pan" !), un restaurant, etc.


Comme les accents n'existent pas en japonais, on les place un peu comme on le sent... Cuillere, cuillére...





 








Moi, je suis un café ! Et toi, tu es une bière ? 







Tout est bon du moment que ça sonne français.



















Je me demande combien de Français, peut-être un peu éméchés, se sont arrêtés devant ce café pour entonner un "A la tienne Etienne !"


Normal, on est dans le métro. Par contre, c'est pas un marché, c'est un snack. 
Intésucréavecdètartinesilvouplè ! 
Pas de faute d'orthographe chez ce petit mec... bizarre. 
Ah, quand même ! On se rattrape chez Funawa !










Le masculin et le féminin, c'est pas la notion de grammaire la plus facile à expliquer aux Japonais, vous pouvez me croire...




"Des bonbons à base de tout cœur"...  Venez gouter les bonbons du docteur Frankenstein !

Vous avez déjà confié un souhait à un petit gâteau, vous ? Moi, jamais...
Nom énigmatique pour cette boulangerie... C'est peut-être le bon pain qui est rare au Japon...
- Bonjour monsieur, je voudrais du vin de vin s'il vous plait.
- Vous voulez une bouteille de bouteille ?
- Non, juste un verre de verre, merci.
Non, là, c'est sûr, un stand plein de mort, ça le ferait pas.
Et pour finir, un florilège inclassable.
Du franponais partout, je vous dis.
Une chaine de karaoke...
Je ne suis pas allé vérifier, mais je pense que ce toujours mignon bon voyage est un bar à hôtesses. La séduction à la française version japonaise !
Une marque de distributeur automatique.



Une boutique de fringues.

Une boisson chade, c'est mieux qu'une boisson frade !
Certaines de ces photos m'ont été transmises par mon copain Romain.
Ça sert aussi à ça, les ami !