Au fil des saisons
Dans l'article daté du 11 décembre, je m'interrogeais sur ce à quoi allait ressembler l'hiver au Japon. J'ai maintenant pu expérimenter chacune des saisons sur ma terre d'accueil, et bien que je ne sache pas si l'année que je viens de traverser est représentative du climat local, et même si je ne suis pas d'habitude particulièrement porté sur les conversations traitant de la météo, j'aimerais vous parler un peu du temps qu'il fait, pour vous faire sentir surtout le temps qui passe...



En décembre, on en encore du mal à croire à l'hiver, sauf quand le vent souffle. On ne voit plus un nuage, ou si peu, plus une goutte de pluie, si ce n'est tous les dix jours, quand le gris envahit l'atmosphère du matin au soir. Dès le lendemain, c'est reparti pour un cycle de dix jours sans qu'une ombre ne vienne salir le bleu du ciel profond. Et puis parfois, les températures retombent et soudainement, il se met à neiger abondamment. Deux jours après, tout a fondu.

A partir de janvier, le vent qui apportait le froid devient incessant. Un vent glacial qui souffle fort, nuit et jour, et pénètre sans pitié la fibre de vos vêtements. Certes, le ciel toujours aussi bleu brouille les pistes. Quand on est tellement habitué à la grisaille française, on a du mal à réaliser qu'on est au cœur de l'hiver. Un rayon de Soleil réchauffe l'âme, mais hélas pas le corps, rongée par ces terribles bourrasques, plus mordantes que du givre. L'air est très sec, la peau n'en souffre que davantage.
Cependant, je préfère mille fois cet hiver à celui de la France, où on passe généralement son temps à patauger dans la gadoue.
Et puis les rafales gelées s'apaisent. Après des semaines de souffrance, quand la fin de l'hiver s'approche, très rarement, le vent tourne, et au lieu de charrier des courants d'air froid, il souffle un peu d'air tiède. Ça ne dure jamais bien longtemps, mais ça suffit à redonner espoir : le printemps reviendra.
J'ai hâte.
Tout ça pour dire que ça va faire bientôt un an que j'habite au Japon, mais ça, je vous en reparlerai en temps voulu.

A partir de janvier, le vent qui apportait le froid devient incessant. Un vent glacial qui souffle fort, nuit et jour, et pénètre sans pitié la fibre de vos vêtements. Certes, le ciel toujours aussi bleu brouille les pistes. Quand on est tellement habitué à la grisaille française, on a du mal à réaliser qu'on est au cœur de l'hiver. Un rayon de Soleil réchauffe l'âme, mais hélas pas le corps, rongée par ces terribles bourrasques, plus mordantes que du givre. L'air est très sec, la peau n'en souffre que davantage.
Cependant, je préfère mille fois cet hiver à celui de la France, où on passe généralement son temps à patauger dans la gadoue.
J'ai hâte.
Tout ça pour dire que ça va faire bientôt un an que j'habite au Japon, mais ça, je vous en reparlerai en temps voulu.
Déjà?
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